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| 27 avril 2009 |
Un tableau blanc interactif dans chaque classe |
| Par Martine Rioux, APP |
Québec – Depuis l’automne 2008, l’Externat Saint-Jean-Berchmans de Québec est devenu la première école au Québec à équiper chacune de ses classes d’un tableau blanc interactif. Deux enseignantes ont raconté l’arrivée des tableaux dans l’école lors d’un atelier présenté au Congrès de l’AQUOPS. |
Depuis quelques années, l’Externat Saint-Jean-Berchmans, une école primaire privée mixte de Québec, réalise des échanges avec une école de la Caroline du Nord, Charlotte Country Day School. Chacune des classes de cette école est équipée d’un tableau blanc interactif (TBI). Après s’être rendu sur place, le directeur de l’Externat Saint-Jean-Berchmans, Alain Roy, a eu l’idée de faire de même pour son institution.
C’est ainsi qu’à la rentrée de septembre 2008, tous les enseignants avaient un TBI dans leur classe, de même que les spécialistes (musique, anglais, arts, éducation physique, orthophoniste). Les tableaux étaient jumelés à un support ajustable, un projecteur et un ordinateur portable, que les enseignants peuvent amener à la maison. Un chariot de 32 ordinateurs portables que les classes peuvent utiliser à tour de rôle a aussi été acheté. La connexion à Internet a également été optimisée.
« Il faut dire que l’école était due pour un virage technologique. Avant, elle ne comptait qu’un laboratoire informatique de 16 ordinateurs pour les 420 élèves », indique Geneviève Garneau, qui en est à sa première année d’enseignement.
Afin d’apprendre à maîtriser les tableaux, les enseignants ont suivi quelques formations. « C’est certain qu’au départ, l’outil peut sembler impressionnant. Par contre, il est facile à utiliser. Il ne faut pas avoir peur d’essayer des trucs », dit Isabelle Tremblay, également enseignante à Saint-Jean-Berchmans.
Selon elle, le nouvel outil de travail a été bien accueilli par les enseignants. Elle reconnaît qu’au début de l’année scolaire, il a été utilisé « en remplacement du tableau traditionnel ». « Nous avions même le réflexe d’effacer avec nos mains sur le tableau! »
Par contre, au fur et à mesure que les enseignants l’expérimentent, ils découvrent de nouveaux usages. « Chacun se l’approprie à son rythme. Chacun le personnalise selon sa façon de travailler », dit Mme Tremblay.
Jusqu’à maintenant, les enseignants semblent avoir surtout utilisé le tableau pour produire du matériel durable : l’horaire de la journée, le matériel à apporter lors des périodes avec les spécialistes, la liste des devoirs de la semaine, etc. Ils commencent aussi à développer du matériel original pour des leçons particulières.
« Comme tout est sauvegardé, cela permet d’économiser du temps. Lorsqu’on en a besoin, on fait apparaître la page à l’écran tout simplement. Cela permet de revenir rapidement sur des notions déjà abordées, sans avoir à tout réécrire », poursuit Mme Tremblay.
Au cours de l’atelier, les deux enseignantes ont également montré quelques applications possibles en mathématiques (règles, compas, rapporteur d’angle, apprentissage des solides, plan cartésien, etc.) et en français (souligner/encercler les noms dans un texte, trottoir pour pratiquer la calligraphie au tableau).
Sans surprise, les élèves sont fascinés par le nouveau tableau. Les enseignantes ont d’ailleurs noté des changements dans la dynamique de classe : hausse de la motivation, de l’intérêt et de la participation.
« Ils sont curieux de découvrir les fonctionnalités. Les élèves sont plus actifs, ils veulent aller au tableau pour répondre à des problèmes, pour expliquer des solutions aux autres, etc. Il faut piger les noms pour savoir qui aura la chance de venir écrire au tableau. »
L’apprentissage de l’utilisation du tableau se fait petit à petit. Il ne faut pas penser tout transformer du jour au lendemain. Par contre, selon les deux enseignantes, personne ne voudrait revenir en arrière à l’Externat Saint-Jean-Berchmans.
Note : les TBI achetés par l’Externat Saint-Jean-Berchmans sont des Activboard, distribués par De Marque, éditeur de l’Infobourg.
En complément :
Pour découvrir d’autres écoles qui utilisent le TBI au Québec, cliquez ici.
Par Martine Rioux, APP
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