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9 novembre 2009

Contrer le plagiat chez les élèves et les étudiants
Par Maxime Lemieux-Laramée

Trois-Rivières - Lors de la dernière conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ) qui s’est tenue à l’UQTR le 29 octobre dernier, les organisateurs de l’événement invitaient quelques conférenciers à discuter de la situation actuelle du plagiat dans les universités québécoises.

Nicole Perreault, animatrice du Réseau des répondantes et des répondants TIC (REPTIC) à la Fédération des cégeps, a exposé un portrait du plagiat et de ses enjeux dans les universités québécoises.

D’entrée de jeu, Mme Perreault a divulgué aux membres de la communauté universitaires présents quelques statistiques alarmantes concernant le plagiat à l’université. De fait, « 91 % des étudiants âgés de 12 à 24 ans utilisent systématiquement Internet pour effectuer leurs travaux scolaires et 75 % d’entre eux utilisent le "copier-coller" sans en citer les sources », a expliqué la conférencière.

Ces étudiants de la Génération C - plus récemment surnommé Génération Piton par le magazine L’Actualité – naviguent naturellement sur le Web et se trouvent actuellement sur les bancs d’école.

Lors de sa présentation : Portrait et enjeux du plagiat électronique dans les universités québécoises, l’experte en TIC (technologies de l'information et de la communication) a étalé trois facteurs contribuant au plagiat à l’Université, soit : le manque de sensibilisation, la méconnaissance et le conformisme.

En effet, Mme Perreault mentionne que, dès l’école primaire, les élèves doivent être conscientisés quant aux normes reliées à la citation des sources et au sens critique dans le traitement d’information. « Des études dévoilent que les étudiants formés en matière de méthodologie de recherche et sensibilisés à l’éthique et aux conséquences du plagiat sont moins susceptibles de plagier », ajoute-t-elle.

La conférencière a également abordé des méthodes de prévention au plagiat électronique, notamment par l’élaboration d’un contrat de « non-plagiat » que l’étudiant doit signer en début de session.

Mme Perreault conseille aussi aux enseignants de modifier leurs méthodes d’évaluation. Celle-ci prône, entre autres, l’approche Portfolio permettant à l’enseignant d’évaluer le processus du travail de l’étudiant pendant la durée de la session et non seulement lors d’un travail final.

De surcroît, la conférencière a fait appel à la créativité des enseignants en leur proposant de créer des modes de présentations plus difficiles à plagier que le traditionnel document écrit, tels : l’élaboration d’un site Web ou la création d’un schéma conceptuel. D’ailleurs, elle suggère aux enseignants de proposer aux élèves d’exposer leur travail sur Internet, ce qui découragerait ces derniers de plagier ou d’omettre les références de leurs sources.

La conférencière a aussi dénoncé les sites web AcaDemon et Finis les devoirs reconnus pour la vente de travaux en ligne.

Qui plus est, désormais différents détecteurs de plagiat, comme Plagiarism, existent et plusieurs enseignants obligent leurs étudiants à utiliser eux-mêmes ces logiciels et à corriger leurs travaux jusqu'à ce que ceux-ci ne décèlent aucune trace de plagiat.

Questionnée à cet égard, Mme Perreault définit le plagiat comme étant : « s’approprier un texte, un graphique, une image, etc. ». De plus, l’animatrice du Réseau REPTIC a conclu son exposé sur cette interrogation : « Sommes-nous prêts à recevoir la Génération C, modifier nos approches pédagogiques ainsi que nos modes de présentation et d’évaluation des travaux ? »

Déjà paru sur l’Infobourg :
- Réduire le plagiat électronique dans les universités québécoises

Par Maxime Lemieux-Laramée



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