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La « twittérature », pour stimuler le goût de l’écriture chez les jeunes


Twittérature = littérature + twitter. Vous l’aviez probablement deviné! Si le terme entre tranquillement dans l’usage, son utilisation pédagogique séduit également de plus en plus!

La « twittérature » consiste à utiliser la plateforme de microbloguage Twitter à des fins de création littéraire. Elle représente ainsi l’ensemble des textes littéraires publiés dans Twitter sous forme de tweets (chaque tweet comporte 140 caractères ou moins).

Utilisé de cette façon, Twitter, qui à l’origine est un médium de réseautage social, devient alors « un canal de diffusion de nano textes qui privilégient l’exploration formelle en interpellant aussi bien l’imaginaire que la réflexion, le jeu formel, la contrainte stylistique, le sursaut poétique ou l’émergence d’un mini-récit… », lit-on sur le site de l’Institut de twittérature comparée (ITC).

Mais comment réussir à intéresser les jeunes twitteurs aux grandes oeuvres littéraires et à en faire des twittérateurs? Cofondateur de l’ITC et ancien enseignant de littérature, Jean-Yves Fréchette voit en la twittérature une façon de motiver les élèves : « L’idée, c’est de ramener le plaisir dans le devoir », indique-t-il.

Pour Pierre-Paul Pleau, Twitter peut aussi servir à écrire un texte argumentatif, ou encore à organiser ses idées. « Quand j’étais prof au collégial, ce qui était important pédagogiquement, c’était de ramener à de petites unités, bien circonscrites dans l’espace. Je ne dis pas qu’il faille faire exactement 140 caractères, mais en limitant l’espace, on aurait là une ossature, un plan, une façon de développer l’argumentation », explique-t-il. De plus, comme beaucoup de livres sont maintenant offerts en version numérique, « un jeune qui lit des 140 caractères ne sera pas nécessairement essoufflé de lire un ouvrage plus long. Proust aurait pu ne pas chercher à retrouver son temps, il aurait dû tout de suite filer à l’essentiel, à la recherche du caractère perdu, dit-il. »

M. Fréchette tente actuellement de convaincre le ministère de l’Éducation et M. Stéphane Dion de financer un projet-pilote dans une école secondaire de Québec. « L’idée est de documenter l’approche pédagogique en twittérature. Il y a un univers immense entre le fait de tester ça en classe et celui d’élaborer un outil reconnu par le ministère qui a une valeur pédagogique réelle », explique M. Dion.

Quelques expériences avec Twitter dans les classes du secondaire ont déjà été faites au Québec. Notons le projet de Jean Doré où les élèves devaient se servir de Twitter pour argumenter ou le projet d’Annie Côté où les élèves devaient rédiger leurs devoirs de français en utilisant Tweeter.

Le saviez-vous? Le mot « tweet », et le verbe y faisant référence, « tweeter », ont fait leur entrée dans l’édition 2012 du dictionnaire Le Robert.

Sources :

La twittérature, outil pédagogique
Le mot « tweet » entre dans le Robert 2012
L’Institut de twittérature comparée



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Une réponse à « La « twittérature », pour stimuler le goût de l’écriture chez les jeunes »

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